11 avril 2010

*Zellistes*

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Aventures violoncellistiques, déambulation musicale et sensorielle

Deux violoncellistes jouent pour et avec le public. Ces comédiennes-musiciennes-danseuses viennent chercher le contact et nous invitent à sentir la vibration de cet instrument si particulier, le violoncelle, à la fois proche de la voix de l’homme et du corps de la femme.

Un vent de liberté souffle, il amène la fantaisie, la joie de jouer, de chanter en jouant, d’écouter. Il ouvre la porte à l’improvisation et le dialogue s’installe entre la musique, le lieu et le public. De cette intimité musicale naît un espace de poésie, de rêve et d’émotion.

Avec sa nouvelle création, la Compagnie De si de La, donne à voir, écouter et sentir le violoncelle, la musique, et l’espace, d’une manière intuitive et sensible.

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« Je souhaite à nouveau investir l’espace extérieur qu’il soit urbain ou « champêtre » avec la volonté de créer un moment d’intimité musicale, de rencontre insolite entre un lieu, le moment présent, et les êtres qui « l’habitent ».

Dessiner un espace de poésie et de sensible tout en m’intégrant dans la scénographie du lieu. Dans l’espace : deux comédiennes-violoncellistes-danseuses

Nous travaillerons à nouveau volontairement sans texte avec comme vocabulaire :

-le langage musical et comment il peut entrer en dialogue et participer à la mise en résonnance du corps et de l’être, du lieu où nous sommes. Avec une écriture musicale exigeante, consciente du « contexte », mais désireuse d’emmener le public dans des paysages sonores inattendus. C’est un répertoire de compositions originales avec aussi des moments improvisés. Je veux mettre en contact direct le passant, le public avec la résonnance intime de l’instrument.

-le langage du corps, ce que son positionnement peut révéler de ce qu’il éprouve, de ce qu’il est, et de l’endroit où il évolue, créant une médiane entre la danse et un positionnement spécifique aux Arts de la Rue.

-Mettre en scène ces violoncellistes qui se déplacent, qui se rapprochent, qui brisent la distance réglementaire, le rapport frontal et qui donnent à entendre et à sentir, à toucher.

Un aller retour entre la position de musicienne et celle de passeur, celle qui amène, celle qui déclenche et qui recueille.

C’est l’idée d’aller à la rencontre de, de transmettre une vibration propre à l’instrument. C’est une ambition démesurée de ré-enchanter le monde.

C’est aussi une invitation à entrer dans l’intimité de ces violoncellistes. Nous entourons l’instrument de notre corps et celui-ci peut sentir la vibration du son. C’est un contact direct avec la matière son.

Cela demande une disponibilité du corps et un peu de relâchement. Je crois qu’il est possible de créer ce rapprochement. C’est une démarche qui va du loin vers le près, qui délicatement amène la proximité du son, la proximité des corps, celui de l’instrument, celui des musiciennes. »

Christelle Delhaye

 

Ecrit par _zut_ à 17:39 - Programmation - Commentaires [0] - Permalien [#]

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